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La lutte sénégalaise (LAMB) sport Roi au Sénégal

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Sport de contact, la lutte sénégalaise intègre en plus la boxe d’où l’appellation de “lutte avec frappe”.

Bombardier-MMA

Sur la photo, en haut: le célèbre Bombardier

Le lutteur peut à la fois donner des coups et recourir au corps à corps pour terrasser son adversaire. En sus de sa dimension sportive elle intègre une dimension culturelle et folklorique (bakk) qui met en œuvre au travers d’animations la tradition culturelle sénégalaise. On peut la considérer comme l’un des « gardiens du temple »Traditionnellement, les premiers combats de lutte se déroulaient après la saison des pluies et opposaient les lutteurs de villages environnant dans des championnats appelés (mbaapat). C’est le cas notamment dans les régions du nord, du Sine-Saloum et de la Casamance. Le vainqueur du tournoi pouvait remporter avec lui du bétail, des céréales et autres biens en jeu. Avant le combat les jeux commencent par des chants guerriers puis par des cérémonies censées éloignées les mauvais esprits. Puis viennent les prières et les bains rituels. Au départ sport amateur, la lutte sénégalaise est devenue aujourd’hui un sport professionnel qui attire de plus en plus de jeunes sportifs et le public. Les cachets de lutteurs s’élèvent à des dizaines de millions de FCFA. Au fil du temps et du succès, les combats deviennent de plus en plus importants, les cachets des lutteurs aussi. Mais c’est avec l’avènement de Mohammed Ndao (Tyson) que la lutte a pris son envol pour devenir un sport professionnel avec des cachets comme 70 millions de francs (107.000€) et un grand nombre de spectateurs. Aujourd’hui les combats sont de grands événements sportifs mobilisant les médias et l’attention des résidents et de la diaspora. La lutte sénégalaise est devenus l’sport numéro un au Sénégal et depuis trois ans, elle commence a être internationale avec la participation de juan Francisco Espino 1,95m pour 145 kg le lion blanc un espagnol avec plusieurs victoires dans l’arène. Le règlement est très rigoureux et complexe. Il est appliqué par trois juges arbitres.

Sur la photo, en haut: les géants du Sénégal

Un combat dure quarante-cinq minutes en trois tiers temps avec des pause de cinq minutes. Les lutteurs combattent à mains nues et sans aucune protection. Le combat se termine dès qu’il y a une chute d’un des lutteurs. On considère qu’il y a chute lorsque la tête , les fesse ou le dos touche le sol ou qu’il y a quatre appuis (deux mains et deux genoux) sur le sol. La victoire peut être attribuée à un lutteur lorsque son adversaire ne présente plus les conditions physiques ou médicales aptes à la lutte. Le Sénégal compte 138 écuries et écoles de lutte comme plus de 3000 lutteurs. Aujourd’hui la relève est assurée car la jeunesse a montré sa maturité et la lutte est devenu un facteur de développement.

           Boursine NDour

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